La Bourgogne dans la tourmente et si on réapprenait le vin à l’école
Alors que la Bourgogne et ses professionnels de la filière viti-oeno doivent faire front face à des fraudes d’une importante maison de négoce, la presse économique est sans pitié pour le secteur viticole bourguignon. Comme si d’ailleurs en France, seule notre Région était représentative de comportements peu scrupuleux !
Il est urgent d’une part de réaffirmer le dynamisme de la filière vin dans l’économie française avec un CA annuel de 11 milliards d’euros (dont près de la moitié réalisée à l’export), soit 250 000 emplois directs et indirects. D’autre part de rappeler que les producteurs viticulteurs sont pour la très grande majorité des professionnels sérieux.
Il est désobligeant de remettre en cause le prestige de notre région mais pire encore laissé planer le doute sur l’éventuelle capacité du consommateur à percevoir la tricherie. La dégustation est un art qui s’apprend et qui s’affine, tout comme la peinture, l’écriture, la sculpture. A l’heure où l’on se fait l’écho de l’alcoolisme des jeunes, soulerie d’ailleurs sans vin, réapprenons à notre jeunesse le gout du bon et bien boire, en appréciant et qui plus est en appréciant dans le doute...comme essayer de bien faire...une certaine philosophie de la vie.
Et si pour éviter cet amalgame, on réapprenait le vin à l’école. On apprend bien à nos enfants à chasser le sucre et les graisses dans les aliments, on pourrait bien leur apprendre à déjouer les fraudes dans le vin !