L'art de se détourner du Beaujolais nouveau, avec gourmandise
Dans 2 jours, la franchouillarde fête du Beaujolais nouveau doit envahir notre palais du rituel goût de banane. A nous pieds de cochons, tabliers de sapeurs, grattons et la cohorte de charcuterie lyonnaise, qui font fuir tout diètéticien, mais qui permettent de constituer quelques réserves pour passer l'hiver, qui parait-il s'annonce très froid.
Et si au lieu de se pencher sur un primeur, on mettait son nez dans un Cru, on pourrait se réconcilier avec un bien boire. Vous avez le choix entre 10. Le choix n'est pas si difficile à faire. 1 pour chaque doigt d'une main. Allons y Saint Amour, Juliènas, Chenas, Moulin-à-vin, Fleurie, Chiroubles, Morgon, Regnié, Brouilly, Côtes de Brouilly.
Sur la terre du Gamay, on vous soufflera de s'en souvenir en récitant avec les premières lettres de chaque cru : Si (Saint Amour) Je (Juiliènas) Cache (Chenas) Mon (Moulin-à-vent) Fromage (Fleurie) Comment (Chiroubles) Mener (Morgon) Royalement (Regnié) Bonne (Brouilly) Chère (Côte de Brouilly)
Avec pour tout vous dire, ma préférence pour le Fleurie, un vin dit de femmes, celui du domaine des Bachelards. Et quand on lit sa cohorte de prix récoltés, je ne dois pas beaucoup me tromper. A votre santé.