Que faut-il lire ? Où faut-il lire ?
Dans quelques jours la sonnette de la rentrée des classes retentira comme celle de la rentrée littéraire. On annonce 581 publications, 21 de plus que l'année précédente, à raison de 365 jours par an, il va falloir rallonger les jours. Sachant qu'environs 20 livres vont faire le haut du panier, à quoi cela sert-il de tremper sa plume pour raconter des histoires, qui ne seront ni un premier cru, ni un grand cru, juste une appellation contrôlée "livre" avec un ISBN.
On écrit, on publie, on critique, on connait l'histoire avant même de l'avoir achetée et on n'est pour autant pas certain du devenir du livre. Reste toutefois, le mystère toujours pas élucidé du petit roman "Joie", dont l'écrivain prend le nom de son héroïne Clara Magnani. Petit passage en librairie qui indique une 4ème publication depuis février 2017 pour cette histoire de mature-love, traduction d'un adultère sans pêché. Il ne reste plus qu'à Dieu de reconnaitre les siens dans cette période de moeurs agités. Personne ne l'a lu, mais les commandes de réassort ne s'interrompent pas. Une autre "Vie devant soi" à la Romain "Garry-Ajar", allez savoir, continuons d'observer.
Passée cette frénésie de la publication, reste à savoir où faut-il lire et dans quelle tenue ? Le spam estival envahissant de nos messageries " Pourquoi il faut lire nu au lit" n'apporte toutefois pas la réponse. En effet, dans des temps pas si lointain, lire au lit était prohibé de peur de s'embraser à la flamme de sa bougie, quand à se parer d'une tenue d'Adam et Eve, c'est faire fi des chambres peu ou pas chauffées.... A moins de savoir lire le braille, pour déchiffrer les multiples tatouages qui peinturlurent les corps humains exhibés cet été au bord de l'eau, toutefois sans ISBN.