Le poète et le préfet : Claude Erignac Jean Orizet : histoire d'une amitié
C'est un des livres discrets, tellement discret que même la petite maison d'édition à Nantes, est inconnue du Grand Public, mais qui une fois refermé ne nous laissera jamais le même. Il est des hommes inscrits haut en couleur dans leurs temps, mais qui unis par l'amitié nous font franchir comme dans l'Odysée les portes de l'Océan, la Roche blanche, la Grande porte du soleil et le Pays des songes. Il est des morts invraissemblabes, celle du Préfet de la République, Claude Erignac, comme il est des grands poètes, comme Jean Orizet, qui avoue se reconnaitre hanté par le poème de Rutebeuf " Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés. ..."
N'allez pas chercher un devoir de mémoires, les souvenirs qui s'y dégagent sont ceux de deux âmes qui se murmurent, liées par l'indéfinissable qui unit deux Hommes. Le poète resté savait qu'il n'est pas toujours besoin d'écrire en lettres d'or pour décrire le merveilleux mais qu'en s'adressant à la Collection "La galerie de l'or du temps", son lecteur n'oubliera pas.
Pour celles et ceux qui sont encore émus par la confrontation douloureuse des souvenirs des familles Schwarz et von Hohenfels et qui aiment encore relire ce petit chef d'oeuvre de Fred Ulhman " L'Ami retrouvé" suivi de "La lettre de Conrad".
Il est une question qui se pose aussi "Et s'il nous restait que quelques heures à qui écrirons-nous ? ".