Moralisation de la vie politique : électeurs entendus mais élus toujours sourds, même après le vote de la loi
Face à ce problème inextricable de magouilles et petits arrangements entre amis, la loi sur la moralisation de la vie politique apparait comme une nouvelle positive pour restaurer la confiance, mais surtout permettra d'utiliser à bon escient les deniers publics. S'il n'y avait pas eu détournement de la réserve parlementaire en financement occultes de clientélisme, si le cumul des mandats avait été appliqué à sa juste mesure, si les collaborateurs des familles de parlementaires avaient été performants et présents, cette loi n'aurait pas eu lieu d'être. Aujourd'hui, les élus sont surveillés comme jamais, par la Chambre régionale des comptes, la Cour des comptes, le contrôle de la légalité des services préfectoraux, mais les dérives subsistent. Pourtant certains élus donnent encore et encore une image ahurissante de fonctionnalité de leur mandat et ce même après le vote de cette loi. Quand Madame succède à Monsieur son mari élu, quand mademoiselle est à Londres pour manager un poste à la haute assemblée, quand on s'échange les assistants en envoyant sa conjointe chez son pote, vraiment, rien ne va plus. Dommage que les honnêtes élus de la République en fassent les frais, parce qu'une réserve parlementaire attribuée à sa juste valeur pour venir financer des projets dans une commune ou aider une association, revêt une certaine valeur, parce qu'également une épouse qui travaille aux côtés de son élu de conjoint mérite salaire.
La monarchie républicaine est un fléau à éradiquer.