La poudre aux alouettes
Les discussions incessantes sur le remaniement sont de la poudre aux alouettes. Comment peut-on interroger les parlementaires sur la question d’un premier ministrable « orfèvre en matière sociale » et infléchir le choix entre Jean-Louis BORLOO et François FILLON. C’est oublié que François FLLON était l’élève de Philippe SEGUIN, qui incarnait le gaullisme social. Souvenez-vous du discours que celui-ci prononça ému, le jour de ses obsèques. C’était il y a bientôt 10 mois, le 11 janvier 2011:
« À l’aube, j’ai appris avec une profonde tristesse le décès de Philippe Séguin. Cette disparition brutale est une déchirure avec des années de complicité politique, mais surtout personnelle. Hier matin, il était ici même, et je voyais encore dans ses yeux cette ironie tendre, qu’il me réservait en me voyant assumer mes fonctions de Premier ministre, lui qui me regardait toujours comme le jeune parlementaire qu’il avait choisi de prendre sous son aile »
Ces interrogations incessantes cachent certaines réalités. La première est d’empêcher à juste titre, un centriste un peu fou de se présenter à l’élection présidentielle de 2012, la seconde de se voiler la face sur l’examen du projet de loi de finances, acte essentiel et primordial de notre gouvernance. Allons Mesdames et Messieurs les Parlementaires, arrêtez de jeter de la poudre aux alouettes à vos électeurs.