…Et pourtant j’étais libre
Clara, l’autre Tandem chez les Malraux. La première épouse d’André, juive et désargentée raconte sa résistance, seule avec sa fille Florence, qui sera plus tard la grande amie de Françoise SAGAN. Sentinelle vigilante de cette période troublée comme le dit François Nourricier dans la préface, elle se penche sur les souvenirs de cette existence pleine et lourde, loin d’un MALRAUX, mondain et indifférent. C’est aussi la retranscription des tous débuts d’une aventure literraire et philosophique. Les camarades de Clara se nomment alors Edgar MORIN, JANKELEVITCH etc. Entrée en résistance, elle ne s’arrêtera alors plus de militer pour une certaine liberté, loin des idées de son premier mari, alors Ministre du Général de Gaulle. Et de conclure sur un chapitre portant sur «Les grandes sœurs de Mathilde de la Mole». Magnifique témoignage de cette femme, où chacune de nous engagée se reconnaitra, bien pâle portrait d’un snob arriviste que fut André MALRAUX dans sa sphère privée.
…Et pourtant j’étais libre
Clara MALRAUX
Ed les cahiers Rouges chez Grasset