That is the question ? ...de la légitimité de sa mandature
Il est fort à parier que dans 15 jours à la veille du 1er tour des élections cantonales, la presse titra que le grand vainqueur de cette élection sera vraisemblablement l’abstention. Le leitmotiv de ces dernières années. Je ne suis pas de celle qui pense que seuls les résultats stricto sensu comptent pour assoir sa légitimité, puisque toute élection quelle qu’elle soit est inhérente à un groupement de gouvernance dans une Assemblée de représentants. Etre élu avec un minimum de participation, c’est perdre la reconnaissance de son élection. Des élections pour qui et pour faire quoi. That is the question. Pour reconnaître la légitimité de sa mandature, il me semble que tout électeur devrait
- ne pas méconnaitre le rôle de son représentant,
- ne plus avoir à mépriser la classe politique,
- reconnaître l’utilité et le bien fondé d’un projet et cela façon concrète.
De facto, il faudrait alors mieux s’interroger sur le pourquoi de la montée du FN, dont la campagne semble répondre aux préoccupations de l’électorat.
Or, la campagne menée montre le peu d’entrain à répondre à ces questions fondamentales. Elle se résume plutôt à la question « Comment faire pour garder son siège» et à opposer «l’urbain au rural». Dernier débat obsolète car de quelle ruralité parle t-on aujourd’hui ? Même les Maires et les Conseillers Municipaux n’en sont plus les représentants. Combien d’agriculteurs ou chefs d’exploitations sont-ils encore maires de nos jours ? Les dernières élections sénatoriales avaient sonné le glas à la Haute assemblée, en envoyant des Sénateurs élus par des Grands Electeurs issus du secteur tertiaire ou de la fonction publique.
On vérifiera mes dires au soir du 1er tour, en ayant l’espérance toutefois que je me trompe, exerçant mon mandat d’adjointe le plus rigoureusement possible en me posant un tas de questions.