Les contours des zones rouges et un petit tour au Pays Bas
Comment trouver les mots justes pour dire que l’Etat va raser 1 500 maisons, déclarées inhabitables et donc vouées à la destruction. Un évènement inédit en France où la douleur des sinistrés ne s’anesthésiera avec une telle opération. Essayez de vous imaginer dans cette situation. Comment partir ? Comment rester ? Sans rien avec ses cauchemars mais aussi ses souvenirs. Il est où l’espoir rêvé de la Bohême sur le chemin d’un autre jour « Je m’en allais les poings dans mes poches crevées…j’allais sous le ciel, Muse…». Quand sera-t-il pour ceux de nos compatriotes qui ont frôlé la mort sur le sol français?
Elue locale, je continue de m’interroger sur l’instruction de ces constructions avec des élus de proximité qui ont délivré des permis de construire dans des zones surnommées «la cuvette de la mort» avec des services de l’Etat, la compétence technique, qui ont donné un avis favorable en instruisant ces documents d’urbanisme (lire article Une minute de silence)
Un point positif toutefois l’appel au «Fonds Barnier» qui avait été instauré par Michel BARNIER pour financer les acquisitions à l’amiable de biens exposés aux catastrophes naturelles (inondation, sècheresse, tempête..) et alimenté par 12 % des primes dédiées à ces sinistres. On y apprend aussi par la voix de Jacques PELISSARD, le Président de l’association des Maires de France que ce fonds a en outre, été détourné de son objectif «La France ayant pris l’habitude de puiser dedans pour payer des études de communication et même des plans de prévention ». A juste titre selon la CCR (Caisse Centrale de Réassurance) qui annonce qu’une somme de 30 milliards d’euros a déjà été versée aux sinistrés et ce depuis 10 ans.
Et si on était complètement à l’Ouest ! Il me semble que la France devrait se rapprocher des Pays Bas, qui ont trouvé la solution. Après les grandes catastrophes de 1956, ils ont su consolider et bâtir des digues pour protéger des terres à 180 mètres sous le niveau de la mer !