“La Mauvaise vie” sous le coup de la présomption d’innocence
Ais-je commis une faute d’avoir lu dès sa parution en 2005, ce récit unanimement salué par la critique ? Ais-j’aussi commis une faute d’avoir partagé le malaise du narrateur évoquant la description de ses actes homosexuels entre adultes consentants même si l’argent joue le rôle du 3ème partenaire. Commettrais-je encore une faute si je différencie homosexualité et pédophilie. Deux termes avec leur propre signification et qui ne sont pas synonymes.
Ce récit du narrateur ne fait pas l’apologie de la pédophilie. C’est un récit écrit par un homosexuel, qui condamne « le tourisme sexuel et la pédophilie » selon ses déclarations sur TF1.
Monsieur Mitterrand n’a pas commis d’actes répréhensibles par la loi. L’homosexualité n’est ni un crime, ni un délit. A ce jour, les déclarations de Monsieur Mitterrand ne sont pas des faits constitutifs d’infractions. Monsieur Mitterrand a le droit d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable par la loi bien qu’aujourd’hui jugés par des mousquetaires d’un nouvel ordre moral. Seule la justice est habilitée à condamner et avant toute condamnation légale chacun est présumé innocent, selon les dispositions de l’article 9-1 du Code civil : «Chacun a droit au respect de sa présomption d’innocence »
Or, force est de constater que la majorité présidentielle est aujourd’hui déclarée coupable de son ouverture et n’entend pas la révolte de l’opinion publique, dont se fait l’écho les mousquetaires d’un nouvel ordre moral.