L’enseignement de l’histoire
Un leitmotiv à la mode : Faut-il supprimer ? Faut-il supprimer la carte scolaire, l’accouchement sous X, la PAC, le Sénat, le juge d’instruction …et aujourd’hui l’enseignement obligatoire de l’histoire en terminale S ?
La refonte de l’enseignement dispensé dans les lycées serait passée inaperçue si les historiens ne s’étaient pas opposés à la disparition de l’enseignement de l’histoire dans les classes scientifiques en signant l’appel des 20 dans le Journal du Dimanche.
Le message annoncé est clair. Un faux débat pore sur le nombre d’heures dispensé avec notamment la disparition des heures en terminale compensée par l’augmentation des heures en 1ère.
A l’heure du débat sur l’identité nationale et à l’âge où autrefois on faisait ses humanités et aussi après la parution du livre poignant «Je m’excuse d’avoir fait HEC», ce débat revêt toutes ses lettes de noblesse. Comment les nouvelles générations censées être aux commandes de notre Pays peuvent-elles occulter les matières à réflexions et ce d’autant que le futur big manager, le vrai qui fera la une de la presse nationale ou internationale, ce manager économique, scientifique ou politique qui sera au top de la réussite professionnelle était celui qui était «un bon élève» toutes matières confondues. N’en déplaisent aux parents qui croient avoir fabriqués des petits génies parce qu’ils ont été formatés aux matières scientifiques.
Ce débat suscite au demeurant une question sociétale portée par une sociologue du CNRS, Nathalie Bulle qui s’inquiète de «l’apprentissage des savoirs qui oppose l’acquisition des savoir-faire et savoir-être » et aussi de l’opposition entre «les compétences et les transmissions des exercices académiques sans penser la réalité».