Je ne l’imagine pas, je ne le crois pas
Souvenez-vous de ces propos tenus par le Président de la République quand il avait été interrogé sur une éventuelle violation par la police de la loi sur la protection des sources des journalistes. Le livre « Sarko m’a tuer » relance le débat des mensonges de l’Etat mettant en cause la liberté des journalistes d’investigation.
Les élus de la majorité présidentielle s’indignent et font bloc; élue locale de la majorité présidentielle, je rappellerai que la France est désormais au 44èmerang du dernier classement mondial de la liberté de la presse et que depuis 2002, notre Pays a perdu 33 places et est reconnu comme le 1er pays européen en termes de perquisitions dans les rédactions et de journalistes mis en examen.
La France, pays des droits de l’homme doit déplorer ces méthodes et ces pressions ou surveillances qui vont de paire. La protection des sources des journalistes et au cœur même de la liberté d’expression La liberté d’expression est un bien précieux à condition de ne pas la dévoyer. L’affaire DSK nous a appris à nous méfier des paroles qui accusent. Les silences sous pression sont tout aussi inacceptables, tout comme les écoutes téléphoniques sous l’ère mitterrandienne.
Il est triste de voir une majorité s’indigner et faire bloc, alors que le recul du classement de la France devrait nous amener à réfléchir et modifier notre comportement. Les journalistes ont toujours été le 4ème pouvoir, il est de leur travail de mener des investigations. Le pouvoir tel qu’il soit ne doit mener à aucune dérive ou velléité. En politique, le respect de ses adversaires est un devoir. Sachons concilier ces deux affirmations.
Tout semble permis dans le même ordre idée, lorsqu’un ancien Premier Ministre, déjà mis au banc de la présidence du Sénat communique sur son blog « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence...»
Les faits sont là. Non je ne les imagine pas, non je ne les crois et pourtant les allégations sont publiées. Il m’est alors difficile de faire bloc.