A la croisée des chemins
Sur le chemin des écoles, aujourd’hui personne. Le silence règne dans les écoles désertées par les enseignants qui se voient supprimer 16 000 postes. Et dire que la formation de la jeunesse était affichée comme une priorité.
Silence tout aussi remarqué sur le chemin de la marche silencieuse, lundi dernier en mémoire de Laëtitia. A 16 ans son meurtrier était déjà en prison et avait déserté l’école. Réputé hyper violent, on avait fait appel au GIGN pour l’arrêter !, pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. On y lisait également qu’il avait été condamné pour vol, recel et usages de stupéfiants, violences et dégradations, vol à main armée et viol commis en prison sur un codétenu. Encore un, sorti du chemin de l’école par manque d’effectifs spécialisés, encore une récidive faute d’un suivi personnalisé.
Les chemins des mécontents se rejoignent attention à leur croisée. Il est plus facile d’arrêter le flux boueux d’une petite rivière que celle d’un fleuve. Est-ce à dire qu’on ne canalisera plus les mécontents légitimes dans leur revendication avec des promesses difficiles à tenir.