Journée des femmes et le fauteuil n°9 de l'Académie française pourvu, tout un programme
Le 8 mars, les femmes sont célébrées dans le monde entier. La défense de leurs droits dans la société est le thème récurrent entendu dans de multiples interviews. On ira même jusqu'à regretté l' absence historiographie des Dames. Tautologie, on ne peut associer l'Histoire des Femmes célèbres si préalablement on bafoue leurs pouvoirs.
Pas du tout féministe, loin sans faut, je ris sous cape de savoir que nos Éternels de l'Académie française ont élu le jour de la journée de la Femme, Patrick GRANVILLE au siège n°9, laissé vacant par Alain DECAUX. L'Histoire des Femmes va t'elle commencer à s'écrire ? Mais on peut frisonner d'inquiétude. Le "flamboyant" professeur de français, prix Goncourt, membre du jury Médicis, que nos parents préféraient voir assis chez Pivot et nous mêmes chez Busnel, plutôt que dans une classe de l' Académie où sont scolarisées leurs filles vient de rentrer sous la coupole, et fait rare de nos temps, dès le premier tour de scrutin. L'ode à l'amour érotique va donc déshabiller officiellement notre grammaire française. Les séances du jeudi risquent d'être animées.
Comme le chevalet de Monet posé sur une ondoyante Normandie dans son dernier ouvrage , "La falaise des fous", la petite révolution se fera tout en nuance par touche d'impressionnistes. Il suffit pour se rassurer de se plonger dans la Première de couverture de son livre à l'image soft du couple représenté. Des nuances qui en disent long sur "le paradis des orages" des lettres françaises. La France culturelle, pays des Lumières, vient donc de célébrer la Femme avec une certaine flamboyance révolutionnaire. Régine Desforges et tant d'autres féministes doivent ce soir sourire avec les anges ou dans la main du Diable.
Ce qui me fait encore dire que vraiment la France est ingouvernable.