La cravate est morte, vive le slip français !
La mariage pour tous a fini d'enterrer le port de la cravate.
Et pourtant, "Les Filles de leur père" ont commencé leur premiers pas dans le vestiaire des Hommes en choisissant leurs cravates. Acte symbolique, qui affirmait aussi leur suprématie sur leur mère-épouse. "C'est moi qui décide", toute amoureuse de leur père. Il y avait les clubs pour les cols à boutons, celles un peu plus fines pour les cols anglais, celles plus lourdes pour le col italien, les discrètes élégantissimes en tricot remises à la mode par Carla Bruni, rapportées de Suisse ou d'Italie, le bestiaire de chez Hermès, les soies lourdes pour l'hiver, les plus légères aux couleurs de l'arc en ciel pour le printemps. L'imagination était au pouvoir, autant d'hommes que de cravates du simple noeud au double noeud.
Et puis, quelques années plus tard, le plaisir le matin de nouer ou de défaire le soir la cravate de celui qu'on aime. Il y avait les femmes qui savaient les choisir et celles abonnées aux fautes de goûts. En tout cas, derrière la cravate, il y avait une femme, et pas des hommes qui se croient smart sur un terrain de sport ! Chercher la femme !
Comment aussi aujourd'hui ne pas bondir, quand défile sur le net, le "J'aime le slip français", après les chaussettes, la gamme marketing prend des parts de marché, surtout de la part de mes merveilleuses copines, qui sans se rendre compte déshabillent leurs hommes en public. Heureusement que le calçon anglais, au pays du brexit, certes à repasser, garde encore sa part de mystère.