Quand un ancien allocataire de Matignon "DGdeV" parle à un ancien locataire de Matignon "FF"
L'élection à la présidence de la République est la rencontre sur une échelle du temps entre une Nation et un Homme, comme d'ailleurs toute élection. Et c'est ainsi qu'avec le fruit du hasard, un pays ou une collectivité peuvent être conduit par un âne !
Quand les contre pouvoirs que sont aujourd'hui les médias et la justice remettent en cause une candidature, la légitimité s'effrite. Pour autant, le candidat François FILLON est en droit de pouvoir s'autoriser à penser à bénéficier d'un non lieu. Pour avoir soutenue dans la lumière et non du bout des lèvres, ce candidat et ce dès le 1er Tour de la primaire de la Droite et du Centre, parce qu'il était l'Homme de la situation et que son programme était le seul à pouvoir redonner le rayonnement que la France est en droit d'attendre, l'agitation médiatique ne m'atteint pas et je continue à le penser.
Toutefois, la lecture de la presse étrangère, fait le portrait d'une France vulnérable sous tendue par l'image des barricades de l'actuel locataire de l'Elysée. La gouvernance de la France n'est pas la gouvernance de la rue, quelle majorité alors le Parlement pourra accueillir ? Aucune, si ce n'est un rassemblement d'une multitude de sous partis conduits par des opportunistes. Le spectacle affligeant de la Droite côte d'orienne en est la parfaite illustration. Gouverner, c'est avoir les moyens de gouverner avec le Parlement et son contrôle, les collectivités territoriales, l'Europe, le soutien de ses électeurs, son opposition aussi etc ou s'en donner les moyens.
J'attendais avec impatience une déclaration de Dominique de Villepin, un autre allocataire de Matignon. Un homme d'Etat, à n'en pas douter, dans cette famille inscrite dans l'Histoire de France, où il y eût, le Père Xavier, le très respectable et écouté sénateur honoraire, le flamboyant Dominique. Je ne le repeterai jamais assez, faire de la politique, c'est aussi réfléchir au travail de nos institutions. Très clairement, sans position de supporter de joueurs de foot, la déclaration est tombée "Francois Fillon n'a plus les moyens de tenir sa gouvernance".
L'impossibilité d'une gouvernance à construire, après son éventuelle élection, est aujourd'hui actée. L'expression de mon soutien de François FILLON à la candidature à la présidence de la République, même si un non lieu peut être prononcé, s'arrête, car un soutien sans gouvernance à venir ne permettra pas à la France de s'engager en responsabilité et de rayonner.