La pression financière pour un arbitrage bugetaire
Si la baisse des dotations a réuni beaucoup d'élus d'opposition devant les Préfectures, pour autant le citoyen électeur n'en est pas pour autant satisfait et le Gouvernement de Monsieur Hollande tire son épingle du jeu. Si vous dites à celui qui a reçu sa feuille d'impôts, la baisse des dotations est légitime pour réduire le poids des frais de personnel ou pour mettre en garde les mairies de ne pas augmenter leurs dépenses courantes, vous en satisfaisez un grand nombre. Pire est la satisfaction quand ils savent que la Cour des comptes rapporte que "sur 10 ans, la progression des budgets de fonctionnement des mairies et agglomérations a été plus rapide que celle de la Sécurité sociale et de l'Etat". Donc cette restriction validée en haut lieu par Bruxelles, ne n'oublions pas, a pour but d'obliger les villes à faire des reformes et à recourir à l'arbitrage budgétaire. Elle est bien là la difficulté et ce ne sont pas les 7 milliards de moins en 2017 sur 100 milliards d'euros distribués qui affectent l'électeur. Quand à relever l'impôt pour combler la baisse de dotation, c'est contribuer à faire de l'abstention, le 1er Parti de France.